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Malgré toutes les ressources disponibles au Québec, il ne semble pas évident de pouvoir percer en tant qu'auteur. En fait, les intervenants des différents organismes s'entendent pour dire qu'on a trop de nos dix doigts pour compter les écrivains qui peuvent réellement vivre de leur plume. Trop souvent ramenés à la case départ, on a souvent l'impression d'avoir plongé dans ce fameux cercle vicieux et sans fin, plus connu en Amérique du nord sous le nom de « catch 22 ».
Confrontés à cette réalité, beaucoup finiront par simplement laisser tomber. Les autres pallient à leurs manques en acceptant un autre travail, travail qui dévore pourtant ce précieux temps dont ils ont tellement besoin pour pondre le prochain livre, le prochain roman. C'est à bout de souffle qu'ils continuent, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Et je sais de quoi il retourne. Je suis écrivain, j'ai frappé à bien des portes, et j'ai frappé tous ces murs !
Voilà pourquoi j'ai publié à compte d'auteur. Aveline m'appartient. Mon écriture n'est peut-être pas parfaite - je n'ai d'ailleurs jamais prétendue être l'égale de qui que ce soit - mais, malgré les refus, je sais que les gens ont suffisamment apprécié mes histoires pour en justifier le lancement sur une plus grande échelle. Aujourd'hui, dans les librairies comme ailleurs, je gagne mon terrain centimètre par centimètre et le site que je vous présente maintenant est là dans ce but, précisément.
Je n'ai pas l'intention d'abandonner, je ne l'ai jamais eu… J'ai l'écriture dans la peau.
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