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De Carole Lussier - Éditorial

 

La Magie

Dernièrement, j’ai fait la rencontre d’une incroyable particularité de la vie. Quelque chose qu’on utilise encore de nos jours dans la plupart de nos croyances, sans le savoir, et qui est pourtant reniée et bannie par presque toutes ces doctrines si elle n’est pas pratiquée à l’intérieur même du dogme qui s’en sert ; la Magie.

Surprenant, n’est-ce pas ?

Depuis plusieurs années, je travaille un roman que j’ai beaucoup de mal à finir. Le temps me presse constamment et je dois souvent l’abandonner pendant de longues périodes pour répondre aux instances du présent. En août, j’ai saisi l’opportunité que m’offraient les mois à venir, mieux structurés et plus tranquilles, pour planifier une dizaine d’heures par semaine à mon agenda et j’ai pu ressortir mon manuscrit. Ce roman, il est terminé depuis trois bonnes années. Je n’arrive pourtant pas à y mettre le point final. Chaque fois que je l’ai relu, j’ai accroché sur la même impression ; son émotion n’est pas la mienne et son cœur est incapable de battre au rythme du mien. Voilà donc où j’en étais rendue quand pour la énième fois, je l’ai repris. Une prise de conscience qui m’a laissé pantoise et déconfite, j’vous jure. Je n’avais donc plus le choix, je devais sérieusement réfléchir et mettre le doigt sur ce qui n’allait pas.

J’ai tout d’abord procédé par élimination. Ce n’était ma plume. Mon écriture est rapide, exacte dans son expression, généralement fluide, certainement pas parfaite mais dans sa pleine maturité. De deux, je ne ressens aucune difficulté à dire ce que je veux dire et les descriptions spectaculaires hollywoodiennes de l’idée qu’on se fait de la magie n’ont absolument rien de sorcier pour mon imagination. Mais alors d’où pouvait provenir cette image froide et cartésienne qui le faisait grincer ? Pendant des jours et des jours, cette réponse, je l’ai demandée, souhaitée, désirée, priée, invoquée. Puis, par un bel après-midi, alors que je me plaignais d’un manque terre à terre qui m’obligeait à me serrer la ceinture pour boucler ma fin de mois, mine de rien, elle m’est parvenue : une amie a tout bonnement sorti un petit sachet de son sac à main. De la poudre de prospérité.

J’ai écarquillé grand les yeux.

— De la poudre de prospérité ?!?

— Oui. Mets-en une pincée dans ton porte-monnaie et dans ton sac à main.

J’étais sous le choc.

— Mais où as-tu pu pêcher ça ?

— Dans une boutique de magie blanche. Y en a une pas loin, sur la rue St-Hubert. On ira la semaine prochaine si tu veux…

Attendre une semaine, incapable !

Dans la minute qui a suivi son départ, je me suis assise devant l’ordinateur et dans ma barre de recherche, j’ai tapé ces mots clefs : boutique, magie blanche, Montréal. Les trois plus importantes boutiques de sorcellerie se trouvaient sur la première page de liens et je me suis empressée de toutes les visiter. Une en plein centre-ville, la deuxième sise sur la terre sacrée d’une petite rue en retrait mais à la rencontre de deux grandes artères et la troisième sur la Plaza, à trois minutes de chez moi. Je n’arrivais pas à le croire. Je venais de tomber sur un enseignement vieux de 5000 ans qui avait, aussi impensable que cela puisse paraître, survécu. Et mieux encore, je venais de découvrir l’existence de mages et de sorcières qui pratiquaient toujours, seuls ou en groupe, ces antiques rituels.

J’étais complètement dépassée.

Je me suis laissé choir en soupirant.

Ça se peut quasiment pas !...

Puis je me suis souvenue du jour où à l'église, collée aux jupes de ma mère, je m’étais perdue dans la contemplation de l’énorme fresque qui parait le haut mur de l’autel en me demandant pourquoi on avait peint une femme à la droite du Christ : La Cène de Léonardo Da Vinci... Et j’ai compris ce qui n’allait pas avec mon roman : j’étais capable d’imaginer la magie mais la Magie, elle, m’était complètement irréelle.

Ceux qui me connaissent bien en ont déjà suffisamment lu pour s’imaginer dans quoi j’allais me lancer à partir d’ici… hi, hi !

Pour les autres, laissez-moi faire une histoire courte : je devais maintenant être consacrée Sorcière.

Je me suis déplacée pour me rendre à une des boutiques, Charme et Sortilège, celle qui est bâtie sur une terre sacrée, et j’ai acheté plus de 200 $ de livres et de matériel. J’ai étudié l’antiquité jusqu’à l’époque médiévale et l’arrivée du christianisme. J’ai découvert et appris les antiques rituels, j’ai analysé les influences et cerné celle qui aura le plus profondément marqué les croyances actuelles. Même le christianisme et toutes ses branches dérivées tirent leurs fondements des Livres Saints de Zoroastre, culte qui date de près de 3000 et qui s’inspire des deux derniers millénaires avant lui. J’y ai découvert que le baptême et le rite de purification magique sont identiques, que le mélange d’encens adopté par l’Église catholique actuelle est un des nombreux mélanges utilisés par les mages et les sorcières pour favoriser l’éveil de l’esprit et l’ascension de l’âme à de plus hauts niveaux de conscience spirituelle, que les mots rite, rituel et rituel liturgique ont encore une fois été empruntés à cette antique pratique, que l'histoire de Prométhée est pareille et antérieure à celle du Golgotha, que les attributs de la Vierge Marie, les matines et les vêpres, les musiques de cloches et les processions sont des répliques exactes des rituels menés en l’honneur d’Isis, déesse égyptienne encore vénérée de nos jours. Et je n’ai pas mentionné La Sainte Trinité ou Les Triades zoroastriennes et le calcul de la fin du monde ou le Verbe, le pouvoir des noms et la Religion des Mages.

La Magie a tout simplement survécu. Elle est ouvertement utilisée dans tous les rituels religieux. Chaque fois qu’on baptise un enfant, chaque fois qu’on allume des bougies et qu’on encense une église ou un temple, chaque fois qu’on se signe, qu’on exorcise, qu’on prie, qu’on implore, qu’on invoque une divinité, qu’on porte la robe ou qu’on en termine avec un rite, nous pratiquons la Magie ; l’Ainsi soit-il ! religieux est un dérivé du Qu’il en soit ainsi ! magique.

Le concept matérialiste des deux derniers siècles imposé par les penseurs cartésiens qui ont développé une dépendance de l’univers physique n’a pas réussi à supplanter le besoin de reconnaissance spirituelle de la race humaine. La Magie est restée bien vivante en chacun de nous, nous l’avons véhiculée et entretenue à travers nos gestes depuis bientôt 5000 mille ans. Lorsque ses rites sont pratiqués à l’intérieur des dogmes religieux, ils sont considérés comme tels, c'est à dire religieux. Lorsqu’ils sont pratiqués sans être associés à un de ces dogmes, ils sont alors qualifiés de magiques. Entre les deux courants, c'est la pensée monothéiste qui les a jugés hérétiques, d'où l'arrivée de l'Inquisition.

Quant à la magie blanche et la magie noire, elles n'existent pas. Une ne se distingue pas de l’autre dans la pratique des rites ; la magie est la magie. C’est l’intention de l’utilisateur qui marquera la différence. Les rites sont exécutés pour faire le bien ou pour faire le mal. Dans le deuxième cas, on dira qu’on noircit la magie et par extention à cette idée, la première est alors appelée magie blanche. Mais son utilisation, si elle n'est pas pratiquée à l'intérieur des enseignements religieux qui ont adopté ses rituels, reste encore considérée comme étant l'oeuvre du diable. Qu'elle soit pratiquée pour faire le bien ne lui donne pas meilleure réputation.

Ce fut une étonnante et fascinante découverte. Mais le plus étrange est que dès que vous touchez à la Magie, des choses inexplicables commencent aussitôt à se produire. Et le plus beau, c’est qu’elle réveille la conscience et le pouvoir spirituel. Il y a donc un concept profondément vrai dans la Magie, un concept qui a poussé les grands penseurs de tous les temps à concevoir et élaborer, à partir d’elle, des dogmes et des doctrines qui ont survécu aux millénaires malgré l’acharnement de l’homme cartésien et ses vaines tentatives pour la détruire. Et ce concept est encore véhiculé à l’intérieur de toutes ces croyances : magie, paganisme, bouddhisme, orthodoxe, protestantisme, christianisme, catholicisme, judaïsme et j’en passe. En fait, il en est le fondement. Ce concept soutien que l’homme n’est pas de chair mais d’Esprit, qu’il possède les pouvoirs de ses Dieux et qu’il peut tout réaliser. Dans l’ancienne Égypte, on croyait fermement que si on parvenait à découvrir le nom réel du Dieu avec qui on traitait, on pouvait le contrôler. Mêmes les Écritures mentionnent que Dieu le Père aurait répondu à Moïse « Je suis qui je suis » lorsque ce dernier lui a demandé son nom et on continu de parler de Dieu en ces deux termes, Dieu ou le Verbe, autre appellation provenant des antiques croyances magiques qui accordaient du pouvoir aux noms (il est possible de jeter un sort à une personne rien qu’en la nommant si on ne possède aucun objet qui lui appartient, d’où la tradition des trois noms qu’on donne encore à la naissance ; celui qu’on utilise et ceux qu’on garde pour soi et qui restent, pour ainsi dire, secrets). Toutes les croyances religieuses ou dites païennes le soutiennent : « … Dieu a conçu l’homme à son image... ». Même Alfred Einstein est venu clore ce débat en érigeant un pont indestructible entre le spirituel et le matériel lorsqu’il a affirmé que « … l’homme n’utilise que le dixième de ses facultés mentales ». Si on considère que la moyenne du quotient intellectuel (QI) d’aujourd’hui se situe aux alentours de 120, c’est donc que la possibilité serait de l’ordre de 1200. Jusqu’aux scientifiques de notre ère et aux mathématiques modernes qui confirment l’idée. Prenez quelques secondes et essayez de vous imaginer ce que vous pourriez accomplir maintenant avec un tel quotient... Impressionnant, n’est-ce pas ?

On croyait à cette puissance spirituelle il y a 5000 ans et jamais la race humaine n’a cessé d’y croire depuis. On la transformée, on l’a qualifiée autrement, on la recolorée à nos habitudes modernes, mais c’est encore et toujours elle qui motive les gestes qu’on pose au quotidien. Vous ne pouvez imaginer la portée d’une simple conviction. Rappelez-vous, parce qu’à peu près toutes les femmes le connaissent, le fameux « … je suis forte, je suis belle, je suis capable » qu’on se répète aussitôt qu’on sent le besoin de renforcer sa propre autonomie. Et bien, ce comportement provient de vieux rites magiques enseignés depuis des millénaires. Les prières, les invocations, les incantations ont toutes pour but de provoquer, d’engendrer et de fixer cette conviction. Lorsque l’esprit gagne cette certitude, l’univers matériel autour de lui s’enclenche à la réalisation du vœu. Voilà pourquoi les joueurs professionnels (poker, courses de chevaux et autres) ne gagnent que tant et aussi longtemps qu’ils restent convaincus de gagner. Dès que le doute s’insinue à leur esprit, ils perdent leur avoir et cette touche magique que leur conférait leur certitude. On dit alors qu’ils ont la poisse ou qu’il porte le mauvais œil, une façon plutôt singulière de décrire la perte de cette conviction mais qui lui confère encore une fois ce pouvoir magique.

Mon esprit d’analyse m’a ensuite littéralement poussée à chercher et comprendre ce que la magie provoque réellement dans la tête des gens, de nos jours. J'ai alors clamé haut et fort à mon entourage que j’étais sorcière. Vous seriez surpris des réactions que j’ai obtenues. Très peu de personnes sont restées indifférentes et mis à part les quelques cas isolés qui m’ont regardée comme si j’étais une folle bonne à renfermer (et qui me regardait déjà de cette manière avant que j’en parle de toute façon), la grande majorité de ceux que j’ai approchés ont ouvertement affirmé y croire et ne pas être étonnés, de par ma force de caractère, à l’idée que je puisse posséder ce don. J’en suis restée bouche bée !

Et pourtant, pas besoin de pousser très loin pour en arriver à saisir la raison d'une telle fidélité. À une époque de pluralité d'idéaux et de croyances religieuses qui s'entrechoquaient en menaçant la paix du pays, ce fut un besoin d’uniformité politique qui a condamné la Magie quelques siècles après Jésus-Christ. La politique et la religion étaient intimement liées une à l'autre. Pour assurer les années de propérité à venir, l'empereur Constantin dut réunir les représentants de ces différentes doctrines en un seul conseil où ils ont été appelés à voter sur les divinités à adopter, les concepts à véhiculer, les évangiles, les écrits zoroastriens ainsi que les prières et les rituels magiques qui allaient désormais servir à hiérarchiser les statuts et gérer les comportements. L’utilisation de la Magie et de ses pouvoirs en dehors de ce dogme fut alors condamnée. Je ne m’engagerai pas davantage ici, la noire période des chasses aux sorcières étant suffisamment connue pour ne pas avoir besoin de vous rappeler ce que la domination et la quête du pouvoir peut engendrer comme folie meurtrière. Dan Brown a d’ailleurs superbement réveillé ce souvenir et laissé une trace indélébile conduisant sur la piste qui mène à la vérité : le Malleus Maleficarum a réellement existé et on s’en est réellement servi pour détruire la femme en la faisant instantanément passer de presque divinité à objet du diable. À l’ère de la Magie, sur une période qui a duré plus de 3000 ans, la femme était considérée comme un véhicule par lequel il était possible d’atteindre le Sacré. On la vénérait, tout simplement.

Pour ma part, j’avais besoin de comprendre, de maîtriser et de connaître l’impact de la Magie sur notre société actuelle et j’y suis parvenue. Je désirais aussi une connaissance beaucoup plus profonde que celle du « spectaculaire hollywoodien » et je l’ai trouvée. Depuis, j’ai écrit cet article, une histoire courte destinée à la publication et je me suis remise à mon roman.

Mais après cette étude exhaustive et toutes les informations qui sont venues s’ajouter à ce que je savais déjà, que croyez-vous que j’en pense maintenant ?...

Et bien, je dirais qu'à l'instar de toutes ces femmes, de tous les temps, qui ont possédé et cultivé ce don qu'on nomme l'intuition féminine, qui ont honnêtement et sincèrement entretenue l’amour, la féminité et l’attirance sexuelle dans leur couple, qui ont eu à cœur les propriétés bienfaisantes des aliments, des vitamines et de leur équilibre ainsi que la passion de la propreté, des savons et des huiles qui transforment le bain ; à l'instar de toutes ces femmes qui ont d’instinct apposé les mains ou un baiser sur la blessure ou le front fiévreux d’un enfant, qui ont veillé un malade ou assisté lors d’un accouchement, qui ont désiré, souhaité ou prié pour la santé et le bonheur de leurs proches ; ou encore, à l'instar de toutes ces femmes dont la sensibilité leur ont permis de reconnaître dans un simple regard les signes du malheur et du chagrin, qui ont ressenti le besoin de soutenir, d'épauler et d’aider ; mais aussi de par la définition même du mot magie et la définition même du mot sorcière telles qu’elles étaient entendues à cette époque lointaine où la femme était vénérée pour ce qu'elle était, c'est à dire un être magnifique qui inspirait pouvoir, beauté, sensibilité, tendresse et amour, oui, je suis sorcière, du plus profond du cœur jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Et toujours je le serai.

Qu’il en soit ainsi !


Note de l’auteur : si jamais le sujet a piqué votre curiosité et que vous vouliez en savoir davantage, et si j’avais un seul résumé à vous proposer pour entamer les vôtres, vos recherches, je vous suggèrerais de commencer avec le Miroir de la Magie de Kurt Seligmann. C’est une synthèse de 400 pages qui se fonde sur une imposante bibliographie – 10 pages de titres de livres et de documents de références. Il y a de quoi vous tenir occupé un bon moment.


Vos commentaires :

  09 -02-2010
Ma douce Corolle, Eh oui, c'est aussi simple que cela !... Tu as raison : la magie ?... l'ÂME AGIT. Avec toute ma tendresse. Je t'embrasse de tout mon cœur de Magie... Sienne ! Chanteplume
►   09-02-2010
Mais quelle joie de te recevoir à nouveau !... Ça faisait si longtemps !... Merci ma toute belle, ma très, très toute belle. Venant de toi, ça réchauffe le coeur. Tendresse, Carole

  19-10-2009
Voilà un texte très édifiant, cela enlève les tabous concernant le sujet de la magie. Je n'avais pas idée à quel point autant de rituels proviennent de la magie. Je suis d'autant plus heureux de connaître une sorcière. Nicolas
►   19-10-2009
Surprenant, n'est-ce pas ?... J'en suis moi-même littéralement tombée en bas de ma chaise, le sujet est des plus fascinant, j'te jure !... Tendresse, Carole

  04-10-2009
Très intéressant ma chère Carole. Je reconnais bien là toute la force de ta proverbiale curiosité et une autre tonalité de ta résonance innée envers le vivant, dans sa plus large expression, petit diapason d'amour... Je me permets d'inviter ton lecteur à ne pas trop se laisser intimider par le sujet et suggérer d'aborder la thématique de façon plus dépouillée au besoin, quitte à n'effleurer que la surface de l'univers magique, afin d'en retirer quelques éléments tout à fait concluants dans une démarche d'éveil personnel. À ce titre, se pencher sur (parmi tant d'autres) La Magie Blanche - Les secrets de la nature, de Marina Medici (Solar). Le néophyte peut ainsi se bercer de rituels simples et évocateurs, empreints de la poésie essentielle de l'univers magique. Car il s'agit bien de cela, après tout : s'ouvrir à la permanence du dialogue intérieur, et ensuite manifesté, entre notre moi profond et la nature. On comprendra vite qu'il n'y a absolument rien de sur-naturel en cela. Sinon la réalisation que cette complicité a débuté dès le berceau et que seul le bruyant quotidien nous en a insidieusement privé au fil des jours... On redécouvre très vite la merveilleuse correspondance entre les éléments de notre environnement et notre propre manifestation, leur écho au sein de notre propre existence. La terre/ berceau de vie et chair qui nous abrite, l'eau/ source de vie et fluides qui nous irriguent, l'air/ souffle de vie qui nous anime, et bien sûr le feu/ étincelle de vie qui soude tous ces éléments en nous-mêmes et nous permet de rayonner dans ce vaste monde... Soyez ouverts. Soyez en paix, surtout. L'univers souffre d'être trop analysé. Son langage est simple, sa musique, sphérique, pleine, entière. Vous l'entendez déjà, depuis toujours. Il vous suffit de réapprendre à écouter et laisser vos pas se joindre à la danse. Marmo
►   04-10-2009
En preux chevalier, tu viens à la rescousse des bonnes gens dont la douceur du coeur et de l'esprit ne peut être éveillé que par la pureté de la poésie. J'oublie souvent mon tempéramment, entier et expansif. J'avoue avoir passionnément plongé dans ce sujet et avoir découvert bien plus encore que ce qui est dit ici. C'est ma vision de synthèse qui gagne lorsqu'un article s'impose et que l'élan spirituel (ou la Vie avec un grand V) me donne l'impression d'avoir été menacé. Je suis en désaccord et je le serai toujours avec l'esprit cartésien quand ce dernier devient l'objet d'un pouvoir qui tente d'anihiler l'aspect le plus important d'entre tous ; l'âme. Par contre, mon clavier s'est aussi attaché à une toute autre forme, qui s'apparente vraiment beaucoup à cette pureté poétique dont tu fais mention. Alors mes proses clament haut et fort les innombrables beautés de la nature et de son souffle de vie. Mais je sais que tu connais déjà cet autre côté de moi... Enfin, tout ça pour dire que ton mot vient mettre du baume sur la rigidité de mon approche éditorialiste en la désempesant avec finesse et doigté... hi, hi ! Un grand merci pour ce partage. Il est vraiment apprécié. Tendresse, Carole  

 02-10-2009
Carole, c'est magiquement sublime ton texte!... Marie Louise
►   02-10-2009
Merci, Marie Louise. Ton commentaire me touche vraiment et je suis heureuse de savoir que tu as passé ce moment en ma compagnie... Tendresse, Carole

 
 

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